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BIO

Un profil Facebook où s’alternent vidéos de skateboard, clichés d’hamburgers et clips de rappeurs pointus, bienvenue sur la page de Lowic. Ce grand enfant coincé dans un corps de trentenaire, mais habillé comme un teenager californien, prend la vie du bon côté et laisse peu de place, dans ses délires, à autre chose que ses passions. Petite virée dans sa tête et dans sa discothèque.

Lolo fait partie de la famille Luxuriant. On l’adore, lui, son talent et ses coups de gueule. Il est passé derrière les platines pratiquement à toutes nos soirées et nous dépanne, de temps à autre, pour un reportage photo. Accessoirement, il passe aussi au bureau, cinq fois par semaine, pour nous faire un petit coucou, frimer avec ses nouvelles sneakers et nous raconter ses problèmes dans l’univers impitoyable du deejaying luxembourgeois.

Très tôt, le petit Lowic s’amourache des grands noms de soul, funk, house et hip-hop. À 17 ans, il cumule, dans l’urgence, des petits boulots pour s’offrir deux Technics et quelques galettes. « Je mixais la base : de la house de Chicago, Green Velvet, du Relief Records, Frankie Knuckles, Moodymann, mais également les premiers Daft Punk. J’étais aussi influencé par les bandes son des vidéos de skate de mon adolescence : Beastie Boys, Buffalo Springfield, Dead Kennedys, The Misfits, etc. » Aujourd’hui, plusieurs heures par semaine, le DJ traque le vrai groove sur des blogs suivis par 12 followers, mais aussi dans les bacs des meilleurs shops et dans les bourses aux disques de la région. Malgré sa belle collection de vinyles, Lowic délivre ses sets sur un laptop et un contrôleur midi. « En mode Pocket DJ, 2.0, certes moins fun en live, mais je peux dégainer des milliers de morceaux soigneusement stockés par style sur mon disque dur. »

Et en effet, sa force réside dans sa capacité à analyser et comprendre un dancefloor. Que ce soit au Steiler, au Gudde Wëllen, à l’Atelier pour les Block Party organisées par Moast, aux Rotondes, lors des compétitions de skate d’Olliewood ou même à la Rockhal, en première partie de Flying Lotus, Lowic anticipe intelligemment les attentes de son public. « Je suis là pour que les gens s’amusent. J’ai même un petit jeu. Quand je remarque un client sur le départ, avec son blouson sur le dos, j’essaie de trouver la chanson qui lui fera enlever sa veste et recommander un énième shot. Je balance des morceaux test. Je tâte le terrain. En cas de request, pas de problème, si j’ai le track demandé, je le passe. À quoi bon jouer juste pour soi ? »
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