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BIO
Très tôt, le petit Lowic s’amourache des grands noms de soul, funk, house et hip-hop. À 17 ans, il cumule, dans l’urgence, des petits boulots pour s’offrir deux Technics et quelques galettes. « Je mixais la base : de la house de Chicago, Green Velvet, du Relief Records, Frankie Knuckles, Moodymann, mais également les premiers Daft Punk. J’étais aussi influencé par les bandes son des vidéos de skate de mon adolescence : Beastie Boys, Buffalo Springfield, Dead Kennedys, The Misfits, etc. » Aujourd’hui, plusieurs heures par semaine, le DJ traque le vrai groove sur des blogs suivis par 12 followers, mais aussi dans les bacs des meilleurs shops et dans les bourses aux disques de la région. Malgré sa belle collection de vinyles, Lowic délivre ses sets sur un laptop et un contrôleur midi. « En mode Pocket DJ, 2.0, certes moins fun en live, mais je peux dégainer des milliers de morceaux soigneusement stockés par style sur mon disque dur. »
Et en effet, sa force réside dans sa capacité à lire un dancefloor avec finesse. Que ce soit au Steiler, au Gudde Wëllen, à l’Atelier pour les Block Party de Moast, aux Rotondes, lors des contests d’Olliewood ou encore à la Rockhal, Lowic construit ses sets comme un récit, en constante évolution.
Digger avant tout, il puise dans une culture riche nourrie de house deep, de soul, de funk et de grooves plus bruts. Habitué des premières parties, il a partagé l’affiche avec Miss Roussia, The Internet, St Germain, DJ Shadow, Thundercat, Morcheeba, Beth Ditto, Marc Rebillet, Fatnotronic ou encore Jalen Ngonda — autant d’univers qui reflètent l’étendue de ses influences.
Plus qu’un simple enchaînement de tracks, ses sets sont pensés comme une exploration : textures analogiques, basslines chaudes, edits subtils et références diggées. Toujours entre classic cuts et trouvailles obscures, avec une approche instinctive mais précise du groove.
« Je suis là pour que les gens s’amusent. J’ai même un petit jeu. Quand je remarque un client sur le départ, avec son blouson sur le dos, j’essaie de trouver la chanson qui lui fera enlever sa veste et recommander un énième shot. Je balance des morceaux test. Je tâte le terrain. En cas de request, pas de problème, si j’ai le track demandé, je le passe. À quoi bon jouer juste pour soi ? »
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